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La fermeture de l’espace aux activités de pleine nature.
 
Comment gérer harmonieusement les espaces naturels entre respect de l’environnement, du droit de propriété et du libre accès.
 
Les espaces naturels sont enserrés par un ensemble d’intérêts contradictoires. Du fait de la difficulté à créer une véritable politique environnementale qui par exemple permettrait une véritable gestion des gaz à effet de serre, les pouvoirs publics préfèrent mettre en valeur la protection de sanctuaires naturels qui ont le mérite d’être plus simple à gérer et populaire. Malheureusement, malgré les bonnes volontés, sur le terrain ces politiques sont mal vécues du fait de la contradiction des textes, de la multiplicité des acteurs et surtout de la généralisation d’interdits mal compris.
 
Notre réflexion ne porte pas sur la politique des parcs naturels, mais sur la fermeture de l’espace qui ne concerne qu’un aspect de cette gestion. D’autant plus, que ce phénomène est accru par le renforcement de la propriété privée, où des chemins, hier en libre accès, se trouvent aujourd’hui fermés.
 
Ce document se veut une synthèse de la situation actuelle et ne développe pas les exemples.
 
Problématique : Comment permettre une pratique libre des activités de pleine nature non motorisées (randonnée, canyonisme, escalade, Canoë-Kayack, ski de randonnée….) tout en préservant l’environnement ?
 
Définitions :
La nature : Au sens commun la Nature est l'ensemble du milieu naturel de la Terre et des forces qui l'habitent, les êtres humains, les forêts, les airs, les mers, le monde minéral, végétal et animal.
Activités physiques de pleine nature : Les activités physiques de pleine nature sont des activités de déplacement qui imposent différents modes de locomotion, avec des choix d’itinéraires dans des milieux complexes et incertains dit naturels.
Des besoins contradictoires venus de la ville.
 
-          Un espace de ressourcement (Résidence secondaire, contemplation...etc)
-          Un espace de défoulement (Randonnée, sport à émotion...etc)
-          Un espace professionnel (activités agricoles, terrain d’action des brevets d’état, guides…etc)
-          Un espace réserve pour la ville (internats, centres éducatifs renforcés...etc)
 
 
Les activités physiques de pleine nature ont un impact sur l’environnement naturel ou humain :
 
Au plan public :
-          Nuisances sonores et visuelles
-          Problèmes d’accès routier
-          Risques d’accidents
 
Au plan environnemental : la liste évalue les risque même si les études d’impact manquent permettant une expertise précise du trouble.
 
-          Perturbations sonores des nichés (Exemples falaises)
-          Perturbation des écosystèmes aquatiques (Exemple canyonisme, canoë-Kayak,…etc)
-          Trouble des zones refuge pour la faune du fait du bruit (Exemple les Sous bois)
-          Piétinement des berges des rivières.
 
La conséquence : une fermeture de plus en plus grande des espaces naturels :
 
ð      Action des pouvoirs publics par nécessité environnementale : Certains parcs naturels préfèrent interdire les activités de pleine nature pour limiter les impacts  parfois sans études préalables.
 
Exemple : Le parc du Mercantour (Alpes de Haute Provence et Alpes Maritimes.)
 
ð      Le renforcement de la propriété privée : Du fait des nuisances et du besoin de s’isoler pleinement, des espaces naturels de grand intérêt ou régulièrement fréquentés depuis toujours sont fermés aux particuliers.
 
Exemple : Interdiction d’une partie de la falaise de Presle (Vercors, Isère) de renommée internationale par le propriétaire. Cas du Llech dans les Pyrénées orientales…
 
ð      Interdiction d’activités physique de pleine nature par les communes par crainte du coût des secours ou par pression des administrés.
 
Exemple : Le maire de Saint Gervais en Haute Savoie demande que tous les alpinistes en partance pour le Mont Blanc soient accompagnés d’un professionnel.
 
ð      Interdiction de parcours de rivière du fait de l’activité hydroélectrique d’EDF.
 
Exemple : La Diosaz en Haute Savoie.
 
Sur quels principes la réglementation doit-être construite :
 
ð      Liberté d’aller et de venir, l’interdit doit être l’exception.
ð      le refus d’une nature sans l’homme ou sa gestion et sa sauvegarde passerait par son exclusion.
 
 
 
 
Propositions
 
ð      Une réglementation qui encadre et qui tente de limiter la surfréquentation professionnelle sans fermer l’espace par une interdiction définitive.
ð      Renforcement de la politique de l’eau (cf débat actuel à l’assemblée). L’eau et les berges étant un bien public.
ð      Sensibilisation des professionnels premiers acteurs pédagogiques auprès de leurs clients.
ð      Soutien des fédérations sportives, des associations de sports populaires et des acteurs privés afin d’approfondir la formation des individuels.
ð      Convention avec les propriétaires pour la réalisation d’accès pratiques, pour gérer les problèmes de responsabilité juridique et pour la limitation des nuisances visuelles et sonores.
ð      Maintien du caractère public et gratuit des secours sans charges exceptionnelles aux communes.
ð      Renforcement de la limitation de la responsabilité des maires sur les espaces naturels dont les risques objectifs sont connus et non maîtrisables. Son rôle doit être limité à l’information sur la nature des risques encourus.
 
En effet, si nous prenons l’exemple de nos partenaires européens, les politiques environnementales les plus réussies ne sont pas celles qui ont le cadre législative le plus restrictif mais celles qui par une politique de sensibilisation, d’information et de formation ont su faire adhérer le plus grand nombre à leur message.
 
Stéphane Coté
Vendredi 29 septembre 2006
par Desirs d'avenir 13 ajouter un commentaire commentaires (0)   
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