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Assurer l’ordre public et la sécurité est une des premières raisons d’être de l’ETAT .
La paix publique conditionnant la qualité de la vie et l’ensemble des activités économiques et sociales , il est essentiel que l’Etat s’acquitte correctement de cette responsabilité .
Des pans entiers de cette mission de sécurité sont bien assurés par l’Etat (défense , sécurité du territoire , protection civile ) mais face à la montée de la délinquance ses réponses n’ont pas beaucoup évolué , du moins n’ont pas su se renouveler .
Surtout face à la petite délinquance « celle qui gangrène la ville » comme le titrait il y a quelque temps le journal la Provence .
 Longtemps aborder la question a été impensable au PS et traiter du sujet demande toutefois des précautions .
Eviter les amalgames ne veut pas dire pour autant ne pas aborder le problème , ne pas faire le lien entre :
-          Sécurité et emploi .
-          Sécurité et école .
-          Sécurité et immigration .
 
La réalité sociale des délinquants se caractérisant par :
-          Une paupérisation réelle .
-          Un état physique et psychologique de plus en plus altéré .
-          Une crise familiale omniprésente .
-          Des conduites addictives .
-          L’illettrisme .
-          L’errance des mineurs .
 
Les déclarations de Ségolène ROYAL sur «  l’ordre juste » et la sécurité sont venues réveiller Gauche et Droite .
Elle a su dire que le traitement de la délinquance procède de la prévention mais aussi de la répression , et aussi que la sanction est éducative si elle favorise la réinsertion .
 
Et là je voudrais ouvrir une parenthèse pour revenir sur sa proposition d’encadrement à dimension militaire ( reprenant à son compte une recommandation de François MITERRAND ) qui a provoqué un tollé général . Claude ALLEGRE n’a t il pas dit « on commence par faire encadrer les délinquants par l’armée et on finit par un putsch » .
 
 Il aurait du le dire à ses collègues GUIGOU et VAUZELLE qui lorsqu’ils assumaient la charge de Garde des Sceaux confiaient au travers de l’Association JET des jeunes détenus à l’Armée .
 
Ces jeunes gens quittaient la prison , étaient encadrés par des militaires de carrière et de jeunes appelés hautement diplômés en relation avec les travailleurs sociaux du Ministère de la Justice .
 
Si leur scolarité était assurée par les appelés ils apprenaient à travailler , étaient formés à un métier par les militaires et tous passaient leur permis de conduire .
Ces chantiers dits extérieurs ont cessé leur activité avec la fin du SNA pour une seule raison leur coût .
 
Cette parenthèse fermée revenons à notre sujet pour constater que la courbe des statistiques des violences urbaines ne cesse de monter et que le chiffre noir de l’insécurité est une réalité indiscutable .
 
La délinquance est devenue un phénomène d’expression sociale , il y a des signes tangibles de rejet des institutions et d’agressions récurrents contre ses représentants , l’économie souterraine étant devenue un facteur de stabilité .
 
Pour des raisons liées à la volonté de ne pas attirer l’attention de la police , un autre ordre se substitue à l’Etat Républicain le mettant devant un dilemme complexe :
-          rétablir l’ordre
-          se contenter d’une absence de désordre visible .
 
Il revient à l’Etat d’assumer une réorientation forte pour répondre aux demandes de la population faute de quoi les tenants des solutions les plus extrêmes attirerons encore une fois les électeurs .
 
Il n’est plus possible de faire l’économie d’une refondation des politiques de sûreté publique en particulier de gestion du traitement judiciaire des troubles subis par la population .
 
C’est ce préconise Ségolène ROYAL lorsqu’elle parle « d’ordre juste » .
 
 
Pour ce résultat c’est à dire , contrer la violence urbaine , il faudra un grand engagement et un partenariat important entre les collectivités territoriales et les politiques publiques .
 
Ceci peut se faire déjà au travers :
 
-          des contrats de ville .
 
-          des contrats locaux de sécurité .
 
-          du Conseil Départemental de Prévention .
 
-          la mise en place et le développement d’alternatives à l’incarcération , comme par exemple le Travail d’intérêt Général . Cette peine est la seule pour laquelle le Tribunal Correctionnel demande l’assentiment du condamné . Hélas trop peu de candidats ( associatifs ou institutionnels ) se proposent à offrir des postes de travail freinant ainsi le développement de cette mesure .
 
 
Tous ces dispositifs ne valent et ne seront efficaces que par une mise à disposition de moyens importants tant humains que financiers .
 
 
Marseille le 06 Juillet 2006 .
Madeleine PANCHETTI .
REUNION des COMITES de SOUTIEN à Ségolène ROYALE
Jeudi 31 août 2006
par Desirs d'avenir 13 ajouter un commentaire commentaires (0)   

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