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Le monde rural et les espaces naturels occupent une place particulière dans notre société. Alors que sa population est devenue marginale par rapport aux espaces urbains, son importance dans l’imaginaire collectif ne cesse de se renforcer. Les fonctions sociales multiples de ce milieu obligent à une gestion particulière. Actuellement, cet espace est enserré dans un écheveau de textes réglementaires qui sont parfois contradictoires. Les acteurs de sa gestion sont multiples et appartiennent à des ministères différents. Du fait de la multiplicité des enjeux cette courte analyse n’a pas l’ambition de traiter de toutes les problématiques concernant le monde rural. Nous nous intéresserons plus spécifiquement à l’impact des activités de pleines natures sur le milieu et quelles sont les politiques les plus judicieuses à mettre en place afin de préserver ces espaces tout en respectant les principes fondamentaux du droit qui fondent notre société.
 
 
Le monde rural, les espaces naturels : Quelle place, quelle fonction ?
 
 
Pour bien comprendre l’importance des activités de pleine nature, nous allons tout d’abord analyser la place du monde rural dans notre société. Le rôle contradictoire qu’il joue explique la difficulté à définir une politique cohérente.
 
A quoi sert le monde rural ? Voilà une question qui peut paraître puéril mais dont le contenu dépasse les entendus habituels. En effet, dans l’imaginaire populaire ce lieu est un espace agricole vivant aux rythmes de la nature estimés comme plus sains que ceux imposés par la ville. Si nous regardons la réalité, on constate que sur les espaces agricoles périphériques ou montagneux cette fonction alimentaire tend à disparaître. Si cette activité marque encore le paysage sa contribution à la production totale française est marginale.
 
Le monde rural, actuellement, existe principalement par le regard que porte les espaces urbains sur son rôle et sa fonction que sur sa réalité économique. Les aspirations des habitants ou leurs difficultés quotidiennes sont bien souvent occultées au profit d’enjeux et de principes qui viennent d’ailleurs. Ces espaces vus de la ville jouent plusieurs rôles.
 
-          Tout d’abord il s’agit d’un espace de détente. Par rapport à la vie de la ville jugée comme stressante avec son rythme trépidant, les espaces naturels sont des lieux de ressourcement. Ce constat se traduit par plusieurs conséquences. Certains recherchent un enracinement en acquérant une résidence secondaire. D’autres ne sont que de passages à travers des activités de pleine nature dont certaines utilisent des moyens mécaniques (Station de ski, 4x4, quad, trial…etc)
-          L’espace rural est considéré comme le ballon à oxygène de la ville. Au mode de vie urbain pollueur et destructeur de l’environnement, on oppose la pureté de la campagne. On désire sanctuariser les espaces naturels devenant le conservatoire d’une nature idéalisée. Par ce processus contradictoire, les enjeux écologiques réels sont occultés au profit de problématiques secondaires mais qui pénalisent les espaces ruraux.
-          Enfin, ces lieux sont aussi des zones réserves ou les villes tentent de trouver des réponses à leur crise urbaine. Au delà des valeurs dîtes authentiques de la nature ou des travaux des champs, ces espaces servent de fond terrien à des politiques sociales. Des centres d’éducation sont par exemple installés pour accueillir des jeunes en rupture ou des primo-délinquants.
 
Quels impacts des activités de pleine nature ?
 
 
Du fait de ces attentes contradictoires deux phénomènes opposés sont constatés. D’un côté, un renforcement de la pression humaine sur ces espaces fragiles, de l’autre, en réaction, une fermeture de ces espaces sensibles pour exclure l’homme jugé comme un prédateur.
 
Plusieurs nuisances sont constatées du fait de cette massification humaine :
 
-          Saturation des axes routiers non calibrés aux piques de circulations estivaux
-          Pollution par les établissements accueillant les touristes sans compter les déchets jetés à l’extérieur par les individus par manque d’éducation. (La pollution par les véhicules de tourisme est relative sauf si un axe majeur passe dans la vallée (Exple : vallée de Chamonix))
-          Généralisation des sports de pleines natures accentuée par la sur-professionalisation du secteur entraînant des nuisances sonores ou visuelles pour les habitants logeant à l’année ou pour les vacances.
-          Présence de plus en plus marquée des sports motorisés (4x4, Quads, trial…). En plus du bruit et de la pollution la dégradation des pistes et des sols est forte.
-          Enfin, l’installation de populations extérieures au monde rural qui crée des tensions avec les population locale ce qui s’exprime par un rejet ou une fermeture à tout ce qui vient de l’extérieur.
 
Ces nuisances concernent toutes les activités. Mais de nouveaux débats sont apparus et qui concerne en particulier l’escalade et plus encore le canyonisme.
 
Pour l’escalade son impact se limite aux voies qui doivent éviter les nids. Le bruit doit être controlé ainsi que le piétinement inconsidéré des alentours des falaises. 
 
Pour le canyon, le débat est plus large. 3 échelons peuvent-être considérés : le milieu aquatique, les berges, l’environnement large.
 
En premier lieu, le piétinement continue des fonds et le maintien en suspension de matière qui trouble l’eau peuvent perturber la vie aquatique. Les études constatent que le canyonisme n’altère pas la qualité de l’eau (Etude EFC de 1995), de même, la population halieutique ne diminue pas. En revanche, les eaux troublées empêchent l’épanouissement des micro-organismes. Ce constat est relatif selon le type de cours d’eau. Le canyonisme a peu d’impact dans les cours d’eau soumis toute l’année à des crues violentes ou qui n’ont pas de gravières (Fonds rocheux).
 
Ensuite pour ce qui est de l’impact sur les berges où vivent tout un ensemble d’espèces (grenouilles, écrevisse..etc) la réponse est plus complexe et varie selon les saisons. Toutefois, les périodes de reproduction (Novembre-avril) sont des époques où les descentes sont très rarement parcourues. De même, il n’y a pas de cas où la fréquentation même professionnelle a été suffisante pour détruire irrémédiablement les berges.
 
Enfin, le milieu environnant. La végétation dense qui enserre les cours d’eau est un lieu refuge pour de nombreux animaux dont les oiseaux. Les bruits continus perturbent leur vie. Mais, dans tous les cas l’impact dépend de la fréquentation du cours d’eau.
 
Quelles conséquences juridiques?
 
 
La conséquence principale de ces nuisances est la fermeture de l’espace qu’il soit public ou privé. Cette réaction est parfois compréhensible et justifiable mais la tendance est à la généralisation de cette pratique. Analysons à présent, les formes et les raisons de cette fermeture.
 
Tout d’abord l’espace public. Paradoxalement ce processus part d’une raison louable. Afin de sauver les espaces naturels sauvages et en préserver les espèces non éradiquées par l’homme, en 1960, les parcs nationaux naissent. Ce volontarisme politique est un grand progrès parce que l’état affirme sa responsabilité en temps qu’exécuteur de la souveraineté populaire de sa responsabilité à préserver son environnement. Il est affirmé que l’espace, la terre et la nature n’ont pas comme seule fonction d’être exploité. Les sites fragiles devaient être préservés des traumatismes de l’activité humaine afin de conserver les habitats naturels et les habitats d’espèces. Les parcs nationaux et régionaux ce sont généralisés sans compter Natura 2000. Mais des dérives sont apparues. Suite à la pression de l’opinion publique ou de groupes qui s’en réclament, les législation et réglementations ont eu tendance à s’alourdir. La conséquence est la multiplication des interdits des activités de pleine nature sans que les raisons écologiques soient explicites. On assiste d’un côté à une sanctuarisation d’espaces où l’homme est exclu et d’autres sans réglementation ou le droit de bétonner et de détruire l’environnement ne choque pas. Le parc du Mercantour est à ce plan là un bon exemple. Tous les sports d’eau vive sont interdits (Canoë-Kayack, canyonisme) ainsi que l’équipement de nouvelles voix d’escalade, le VTT, le parapente sauf à plus de 1000m au-dessus du sol…etc. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs qu’au nom d’anciens droits de pâturage se généralise la circulation des 4x4 vers la vallée des merveilles. C’est d’ailleurs à cette contradiction que s’attaque Natura 2000 qui si on en reste aux principes a pour objectif de développer une politique environnementale intégrée valorisant l’activité des hommes tout en limitant son impact destructeur.
 
Cette tendance des acteurs publics à vouloir fermer l’espace jadis ouvert à l’homme se constate aussi en dehors des parcs nationaux. L’ONF dans le var par exemple interdit la descente de la Vaucaude sans pouvoir fournir de motivations justifiées, d’autant plus que la fragilité des rivières dans le massif des Maures n’est pas plus grande que dans d’autres massifs (Hormis les problèmes liés aux incendies). On retrouve le même cas dans le massif du Verdon, les autorités du parc naturel régional tendent à limiter au maximum la diffusion des informations décrivant les itinéraires et les courses de montagne (Par exemple : le Parc s’est prononcé contre la publication de certains topo-guides.) Ces diverses dynamiques s’expriment dans les arrêtés préfectoraux dont pour le seul département des Alpes de Haute Provence on compte 21 canyons interdits.
 
Un autre cas plus spécifique concerne l’interdiction de la descente de canyon du fait de la présence d’une prise d’eau ou d’un barrage EDF. Du fait des risques réel liés à des lâchers d’eau intempestifs, l’entreprise préfère alors interdire tous les parcours notamment dans la Diosaz en Haute Savoie. Dans ce cas le canyonisme est interdit et pas la pêche. Même si cela paraît logique, cet état de fait condamne la descente de canyon et la baignade (Quand est-il du canöé-kayack) sur de vastes espaces en particulier dans les massifs centraux comme les Pyrénées ou la Haute Savoie. Des cas de gestion intelligente existent. Notamment, l’installation de sirène et d’une via ferrata pour s’enfuir en cas de montée des eaux comme dans le fournel. Mais la lourdeur des installations empêche sa généralisation. Des convention avec EDF comme pour le Furon dans l’Isère ou la mise en place de répondeur comme pour le Soussouéou ou dans le Tessin en Suisse évite les interdictions définitives et permettent de rendre à l’usager les rivières. (Quand est-il du canöé-kayack ?)
 
Toutefois, l’espace public reste encore de nos jours beaucoup plus ouvert avec des contraintes juridiques moindres que les espaces privés.
 
Jusqu’à peu, les hommes circulaient sans difficultés sur les divers chemins permettant d’accéder aux alpages, fond de vallée, collecteur (Cours d’eau de fond de vallée) ou espaces naturels caractéristiques. Les sentes, malgré les propriétés privées, permettaient la libre circulation de tous.
 
Paradoxalement la déprise rurale accentue la fermeture de l’espace. Certains hameau ou maisons sont rachetés et rénovés. Afin de ne plus côtoyer les nuisances humaines omniprésentes dans la ville qu’ils ont fuient, les propriétaires transforment en forteresse leur habitation. Les clôtures se généralisent avec des panneaux d’interdiction de passage. Même si ce droit à la jouissance absolue de ses terres et compréhensible, la généralisation de ce phénomène a des incidences de plus en plus problématiques. Le haut de certaines vallées ou des falaises deviennent inaccessibles. Le cas le plus révélateur est l’installation de clôture et de panneau pour empêcher l’accès à la partie gauche de la falaise de Presle par le propriétaire alors que ce site est d’un intérêt international pour l’escalade. Autre lieu, en Ardèche, alors que depuis toujours les populations se baignent sur les berges certaines parties du Chassezac sont à présents quasiment inaccessibles. Pour le Llech dans les Pyrénées orientales des astreintes de 1000 € par clients est imposée aux professionnels du fait que la RD du cours d’eau appartient à un propriétaire privé. Dans tous ces cas, les sites naturels sont loin des habitations. On assiste même à des pratiques plus inquiétantes. Certains espaces naturels privés sont fermés pour une exploitation commerciale. On peut citer le cas du « cirque sauvage » à Gerardmer qui gère une falaise à leur bénéfice (société Acrosphère)
 
Enfin, un dernier facteur accentue ce processus. Les maires et les autorités publiques ont la responsabilité d’assurer la sécurité de citoyens logeant ou traversant leurs communes. En cas d’accident les secours sont à leur charge. C’est pourquoi, les maires ne pouvant assurer la sécurité des espaces de pleine nature et ne désirant pas assumer le coût financier des secours qui dépassent leur budget pour des activité qui ne sont pas créatrices de richesses immédiates préfèrent interdire les activités de pleine nature à risques. Ce fut le cas pour la commune de Rougon interdisant l’escalade du fait des risques en tant que propriétaire privée de l’espace communal. L’arrêté a été cassé (ou abrogé) par le tribunal administratif. Mais sur une commune comme St Mihiel en Lorraine, en 2006 les falaises sont toujours interdites du fait des risques liés à la tempête de 2000. Sur la commune de Salette et Beaumon, le ski de randonnée et le VTT sont interdits sans motivation. Et même en randonnée le Pas de Guiguet a été fermé suite à un accident.
 
Au final, pour des raisons diverses ou variées, la pratique des activités de pleine nature devient de plus en plus difficile. Chaque sortie doit faire l’objet d’une longue préparation juridique d’autant plus que les législations sont parfois découvertes sur place sans une diffusion large des acteurs qui en sont à l’origine.
 
Quels principes pour quelles propositions ?
 
Que faire par rapport à ces logiques contradictoires qui ont leurs fondements et leurs logiques propres. Les textes qui fondent notre droit objectif apportent quelques solutions.
 
La gestion de l’espace naturel ne peut ignorer le principe fondamental de la liberté de mouvement et de circulation. L’interdit doit être l’exception ce qui ne signifie pas qu’il ne doit pas avoir de réglementations pour limiter l’impact de l’activité humaine.
 
Ensuite, la réaffirmation que l’homme est un des acteurs de la nature au même titre que le reste de la faune est nécessaire. La gestion de ces espaces ne peut pas passer par son exclusion. L’homme est un animal comme les autres, qui a un impact au même titre que les autres, mais qui du fait de son intelligence et de la possibilité de modifier ses comportements a une responsabilité sur la pérennité des lieux qu’il fréquente.
 
En deux mots la méthode est à l’opposé de certains fonctionnements actuels. Il est vrai que depuis 5 ans on constate un transfert des logiques politiques urbaines vers les espaces ruraux. C’est à dire, que dans le pays, suite au désarroi suscité par l’impact de la délinquance, nombre de politiques ont cru trouver une solution dans les démarches répressives pour régler des problèmes sociaux plus profonds. Même si ce comportement politique peut s’expliquer et se justifier, il n’empêche qu’il y a un transfert de ce fonctionnement dans les espaces ruraux. L’interdit, l’exclusion, le rapport de force, le refus de comprendre afin d’en extraire un compromis, se généralisant. Les arrangements obtenus après négociation sont certes imparfaits, mais permettent à chacun de vivre ensemble tout en désamorçant ou limitant les tensions sociales sources d’excès.
 
Dans la pratique, plusieurs propositions peuvent être faîtes. Tout d’abord, la création d’espaces vierges sans hommes limités à un espace précis comme on le connaît prés du lac du Lauvitel est légitime et encourageant. En revanche, l’interdiction générale des sports de pleine nature dans de vastes zones est à éviter. L’exemple espagnol est à ce titre probant. Dans le monte perdido la plupart des activités sont interdites sans que les résultats soient meilleurs qu’en Suisse où l’espace reste plus ouvert (Exple de parc Suisse). Le coût de surveillance est disproportionné à celui de l’information et de la sensibilisation. Ces interdictions obligent les pratiquants à se concentrer sur un nombre de parcours plus limités ce qui accentue les nuisances sur ces derniers. Le problème reste la sur-fréquentation en particulier au plan professionnel. Après consultation, il est possible de définir des modus vivendi qui limite cet excès par des réglementations harmonisées ne signifiant plus fermeture de l’espace. Même au plan de la pollution visuelle. Des associations de pratiquants existent qui nettoient les sites. On peut citer les actions par les grimpeurs dans les calanques de Marseille et Cassis, ou le nettoyage remarqué dans l’Ain de cours d’eau étant d’anciennes décharges par l’association spidercan.
 
Pour les maires. Même si ce principe existe déjà, Le rappel dans les réglementations que les maires ne sont pas responsables de la sécurité des personnes sur les espaces naturels à risques dont la fréquentation n’est pas intense en vue d’une exploitation touristique n’est pas inutile. Par exemple dans la combe Madame ou des accidents ont eu lieu, la mairie a préféré enlever le panneau d’interdiction pour le remplacer par un panneau d’information. Ce comportement responsabilise plus les sportifs qui de toute façon n’auraient pas tenu compte de l’interdit. De même pour le coût des secours l’assistance aux pratiquant en détresse concerne des principes qui renvoient à la solidarité nationale. C’est un choix de société que de considérer que dans un monde humaniste la vie humaine n’a pas de prix. Le coût des secours doit donc être un effort national mais pas communal. Même si la pratique de ces sports peut-être critiquée, on constate que les hommes, lorsqu’ils sont soumis à des pressions et contraintes sociales fortes qui caractérise l’économie moderne ont des comportements qui parfois sortent de ce que la raison peut exiger. Cette nécessité de défoulement, de réoxygénation, de pose dans l’existence, ne peut être occultée derrière un discours certes cohérent et moraliste mais qui ne prend pas en compte la réalité humaine.
 
Pour les espaces privés. La logique juridique doit se construire sur les fondements issus de la révolution française. Cette dernière a éclaté, entre autre, pour défendre les communaux. C’est à dire, face à la réaction nobiliaire de la fin de XVIIIème siècle, les communautés paysannes vont s’organiser pour préserver le libre accès et la libre gestion de leur espace. Elles vont se battre pour que chacun puisse se déplacer d’un point à un autre du territoire sans qu’un seigneur noble, clérical ou bourgeois, au nom d’antiques droits, mettent une barrière. Cela n’empêche pas la révolution française de reconnaître dans l’article 17 de la DDH la propriété privée comme un droit inviolable et sacré. Ce double héritage construit la spécificité française.
 
D’un côté la propriété privée ne doit pas être remise en cause. Le propriétaire doit pouvoir en jouir à sa guise. Mais tout espace naturel caractéristique doit pouvoir être accessible. Les chemins dont le tracé est connu de tous depuis longtemps doivent rester ouvert à la libre circulation (Collecteurs, vallées, falaises, sommet, cours d’eau et canyons..etc). En cas de difficulté d’accès à un de ces points, des chemins doivent être créés en accord avec les propriétaires privées, les partenaires publics et les fédérations (Exple  d’aménagement réussis : accès aux falaises de Buoux, sortie du canyon de Vénascle dans le Verdon). L’eau n’appartenant à personne, le bord des rivières non navigables et les fonds avec les précautions d’usages préconisées par les fédérations pour protéger le biotope doivent pouvoir être parcourus sans difficulté à l’image des jurisprudences existant pour le Canöé-Kayak. Des restrictions ou conventions peuvent être prévues si les usagers doivent passer à une centaine de mettre d’une habitation occupée par son propriétaire. Des conventions positives existent comme pour le canyon de Marc en Ariège.
 
De même, Le rôle pédagogique et de formation des fédérations doit être valorisé. Le respect de la nature passe par l’autonomie du pratiquant et sa sensibilisation à ces milieux. Lorsque l’on étudie les taux d’accidentologie on constate que plus un sport à un réseau de club développés plus ce taux diminue. La législation face aux encadrements bénévoles doit donc favoriser cet investissement qui est le moyen le plus efficace pour former les pratiquants individuels. Pour cela, il faut éviter la fuite en avant juridique actuelle qui tend à alourdir les conséquences civiles ou pénales en cas d’accident. En plus du respect du milieu, les fédérations doivent accroître les exigences de bonnes pratiques. C’est à dire rappeler les conseils pour limiter les nuisances sonores et visuelles. En effet, le rappel des droits fondamentaux est une chose, mais leur application sereine ne peut réussir uniquement si tous les pratiquants se donnent la peine de ce comporter avec civisme et courtoisie.
 
 
 
Au final, la gestion des activités de pleines natures dans les espaces naturels est plus complexe que ce que les apparences peuvent faire croire. La nature n’est pas vide. L’homme à un impact qui en perturbe le déroulement. Mais cet impact peut-être géré autrement que par l’interdit. Il est possible par une politique intelligente de permettre la libre circulation des populations sur ces espaces. Le travers qu’il faut éviter est la sur-concentration sur un point donné par les hommes. La bonne entente entre tous les acteurs passe par un double effort de chaque partie dont le travail de formation et de sensibilisation réalisé par les clubs et les fédérations de montagnes sont une composante essentielle.
 
Sources : Etudes et dossiers sur l’environnement menés par la l’EFC, la FFCAM et la FFME, Article de Simon Charbonnea sur Natura 2000,
 
Merci de l’avis des forumistes des sites : camptocamp.com, bivouak.net, skitour.fr, ffme, descente-canyon.com
 
Informations techniques : Pascal Berrard, ….
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Mardi 27 juin 2006
par Desirs d'avenir 13 ajouter un commentaire commentaires (1)   
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Commentaires

Je suis étudiante , je suis dans un collège en derniere année , et je laisse un commentaire car je fais un travail sur l'abolissement de la nature sauvage , et votre article m'aura beaucoup aidée . Merci . Et a Bientot .

commentaire n° : 1 posté par : Pauline le: 05/05/2008 19:09:09
Merci beaucoup Pauline pour votre commentaire. Nous sommes trés touchés par cette marque d'attention assez rare pour être soulignée.
 
Bonne reussite et à bientôt.

réponse de : L'équipe de désirs d'avenir 13 (site web) le: 06/05/2008 00:38:11
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